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DEVOIR CHINOIS

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2021-2022

 
La Chine est grande, et en son sein vivent nombre d'ethnies, chacune ayant une ou plusieurs langues, créant un tapis linguistique des plus vivants. Parmi ces langue s'en trouve une toute particulière, que tous connaissent, qu'on appelle le Chinois. Mais le chinois a de très nombreuses variétés différentes, qui ne peuvent pas être proprement appréciées si on s'arrête à leur appellation officielle de dialectes. Nous allons donc effectuer un panorama des principales variétés de ce qu'on appelle le chinois, et voir pourquoi il vaut mieux les appeler langues que dialectes.
 
 
Dans les cercles linguistiques, on sépare généralement le chinois en 10 groupes : Mandarin, Wu, Gan, Xiang, Min, Hakka, Yue, et parfois Jin, et y sont ajoutées les deux variantes isolées du Ping et du Hui. Nous verrons les 4 groupes les plus connus et les plus parlés, le Mandarin, le Wu, le Min et le Yue.
 
1. Le Mandarin
 
Le Mandarin (官話 guǎn huà [kuan˨˩˧.xua˥˩) est la variété la plus connue du chinois. Elle est parlée dans toute la moitié Nord de la Chine, s'étendant aujourd'hui du Heilongjiang (黑龍江) au Xinjiang (新疆) en passant par le Yunnan (雲南) et par le nord du Jiangsu (江蘇), et est parlée par un peu moins des deux tiers (65,7%) des locuteurs L1 de chinois. Elle est notamment connue comme ayant en elle le Chinois Standard (普通話), une variété de mandarin basée sur le mandarin de Pékin, que tous doivent apprendre en Chine. C'est aussi la variété que nous apprenons actuellement. Mais il faut faire attention, le chinois standard n'est que l'une des nombreuses variétés de mandarin, avec par exemple le Mandarin du Sichuan (四川話 si4 cuan1 hua4 [sz̩˨˩˧.t͡sʰuan˥.xua˨˩˧]) qui ont des différences notables, comme la rétention de l'initiale ng- ou bien la distinction entre les finales -e et -o (avec en transcription pinyin he et ho deux mots différents), ainsi que dans certaines analyses le groupe Jin (晉語, jing3 y2 [t͡ɕĩŋ˦˥.y˥˧]), qui garde notamment le ton entrant comme catégorie à part entière.
Les traits principaux du mandarin (mais pas forcément partagés par toutes les variétés) sont le fait d'avoir 4 tons, la disparition du ton entrant (-p, -t et -k) ainsi que la rétention des rétroflexes (zh, ch, sh et r).
 
2. Le Wu
 
Le Wu (吳語, ngu1 ngiu2 [ŋŋ̍.ɲ̟y]) est une des variétés du chinois, parlé dans les provinces du Jiangsu (江蘇, kaan-su¹ [kɑ̃˥.su˨˩]) et du Zhejiang (浙江, tseq-kaan⁴ [t͡səʔ˧.kɑ̃˦]) par 6,1% des locuteurs L1 du chinois. Ses variétés les plus notables sont le Shanghaïen (上海閒話, zaanhe-hhehho [zɑ̃̀.hɛ́.ɦɛ́.ɦò]) et le Wu de Suzhou (蘇州閒話, sou-tseu ghé-ghô [soʊ˥tsøʏ˨˩ɦɛ˩˧ɦʊ˧]), considéré comme la variété prestigieuse. Le Wu est notable pour sa très grande diversité interne : dans le sud notamment les variétés sont parfois tellement différentes qu'on n'arrive pas à se comprendre, même entre locuteurs de Wu. C'est notamment le cas du Wenzhounais (溫州話, ü-cōu-rōo [ʔy˩.t͡ɕɤu̯˩.ɦo˥˧]), qui est parfois nommée la "langue du démon" tant ni les locuteurs de Wu, ni les locuteurs d'autres variétés du chinois ne sont capables de la comprendre.
Dans la variété en elle-même, le Wu est connu pour sa totale rétention des consonnes voisées, c'est-à-dire que la où dans par exemple le Mandarin on a une distinction entre [t] (noté <d>) et [th] (noté <t>), les variantes Wu ont une distinction entre [d], [t] et [th], comme ce qu'il y avait en chinois médiéval. Le Wu a aussi un très grand nombre de voyelles différentes possibles, avec parfois jusqu'à 10 différentes, le plus de toutes les variétés chinoises, notamment du au fait qu'il n'y a souvent qu'une voyelle par syllabe. Mais le ton au contraire est souvent bien moins strict : par exemple en Shanghaïen le système de tons s'est réduit en un système d'accent de hauteur, tel le Japonais.
 
3. Le Min
 
Le Min (閩語, Hokkien : bân gú [ban˩.ɡu˥˧], Fuzhou : mìng ngṳ̄ [miŋ˥˧.ŋy˧]) est une des variétés du chinois, parlée par 6,2% des locuteurs L1 du chinois. Il s’est développé dans la province du Fujian (福建, hok-kiàn [hɔk̚˦.kiɛn˨˩]), mais aujourd’hui s’est étendu à quelques régions du Guangdong (廣東, geng2 dang1 [kɯŋ˧˥.taŋ˧]), l’île de Hainan (海南, hái-nâm [hai˨˩˧.nam˨˩]), et plus loin est la variété majoritaire dans Taiwan (台灣, tâi-uân [tai˩.uan˨˦]) ainsi qu’une langue importante dans la diaspora, notamment en Asie du sud-est. Cette famille est souvent divisée en trois sous-groupes : d’un côté les Min intérieurs, et de l’autre les Min costaux plus connus : le Mindong (閩東, mìng-dĕ̤ng [miŋ˥.nøyŋ˥]) dont le Min de Fuzhou, et le Minnan (閩南, bân-lâm [ban˨.lam˨˦]), sans doute la famille la plus répandue comme elle contient le Hokkien (福建話 hok-kiàn-ōe [hɔk̚˦.kiɛn˥˧.ue˨]).
Le Min est une variété datant de l’époque du chinois ancien, là où toutes les autres variétés descendent du chinois médiéval, ainsi, elles peuvent être très peu compréhensibles pour les locuteurs d’autres variétés. Les différences notables qu’il peut y avoir sont pour la plupart des variétés une totale absence du son [f] ainsi que des rétroflexes (en mandarin zh, ch, sh, r), et beaucoup de vocabulaire différent, avec notamment l’utilisation de 囝 (Hokkien : kiáⁿ [kiã˥˧], Fuzhou : giāng [kiaŋ˧]) au lieu de 子 (zǐ [t͡sz̩˨˩˧]) pour signifier "enfant". Les mots peuvent aussi parfois avoir des sons de classe différentes des autres groupes : par exemple le mot 知 est prononcé en mandarin zhī [ʈ͡ʂz̩˥], en cantonnais zi¹ [t͡si˥] et en shanghaïen tsr¹ [t͡sz̩˥˧], mais en hokkien ti [ti˦] et en min de Fuzhou dĭ [ti˥] : ainsi seul en Min le mot a une initiale t-, sinon tous ont une initiale ts-, du à une évolution en chinois médiéval.
 
4. Le Yue
 
Le Yue (粵語, jyut⁶ jyu⁵ [jyːt̚˨.jyː˩˧]) est certainement, après le mandarin, la variété la plus connue du chinois. Parlée dans le Guangdong (廣東, gwong² dung¹ [kʷɔːŋ˧˥.tʊŋ˥]) et le Guangxi (廣西, gwong² sai¹ [kʷɔːŋ˧˥.sɐi̯˥]) actuels par 5,6% des locuteurs L1 du chinois. En effet, c’est dans le Guangdong que se trouve Canton/Guangzhou (廣州, gwong² zau¹ [gᵂɔːŋ˧˥.t͡sɐu̯˥]), Hongkong (香港, hoeng¹ gong² [hœ̽ːŋ˥.kɔːŋ˧˥]) et Macao (澳門, ou³ mun⁴ [ou̯˧.muːn˨˩]), trois des villes avec lesquelles les européens ont eu le plus de contact en Chine, et toutes parlent une variété du Yue nommée le Cantonnais. C’est aussi en cantonnais que les premiers films chinois sont sortis, notamment les films de Kung-fu filmés à Hongkong, rendant la variété d’autant plus connue. Mais ce n’est pas la seule variété de Yue importante, comme la variété de Taishan (臺山, hoi³ san¹ [hᵘɔi˨.san˧]) est aussi très importante dans la diaspora, et n’est pas compréhensible par un locuteur de cantonnais.
Les variétés Yue sont connues pour être très conservatrices dans les finales, gardant toutes les finales du chinois médiéval : tous les tons entrants (-p, -t et -k) ainsi que toutes les nasales (-m, -n et -ng) ; ainsi que pour très bien conserver les tons du chinois médiéval (pour la plupart des tons Yue, on est capable de définir quel était le ton ainsi que le voisement du mot en chinois médiéval), notamment du à la grande quantité de tons qu’ils ont. Le cantonnais est aussi la seule variété du chinois hors du mandarin à avoir son propre système standard d’écriture avec des Hanzi, là où les autres variétés n’ont pas une telle standardisation.
 
 
Cette présentation nous a montré que les différentes variétés ont énormément de différences entre elles, donc elles ont chacune leurs propres particularités, et entre deux variétés différentes nul ne peut se comprendre. Cette incompréhension agit même à l'intérieur de ces groupes : on ne se comprend pas entre Wenzhou et Shanghai, entre Fuzhou et Xiamen, et entre Guangzhou et Taishan - ces deux pourtant qu'à 100 km l'un de l'autre. Mais d'un autre côté, les langues ont toujours continué à s'influencer entre elles, donnant lieu à un phénomène où un caractère peut être lu de deux façons : la façon vernaculaire, originaire de la langue, et la façon littéraire, un emprunt de la variété de chinois la plus prestigieuse en ce temps (aujourd'hui, le mandarin standard). Ainsi, les variétés ont toujours gardé un semblant d'unité faisant qu'il est difficile d'en parler d'une sans mentionner les autres.
Ainsi, je pense que ce qu'on appelle le Chinois est plus semblable en europe aux langues romanes : une série de langues s'étant toutes influencées mutuellement et partageant un passé commun qui les influence toujours ; et non pas une seule langue avec de nombreux dialectes. Cette analyse permet de rendre compte des différences majeures en terme de phonologie, de grammaire et de lexique sans pour autant perdre de vue leur histoire commune.
 
Mais en utilisant cette analyse une question subséquente, à laquelle aucune réponse claire n'existe, doit être posée : quelles sont les différentes langues dans la famille chinoise ? Car si tout du moins tous les groupes peuvent être dis constituer une langue, que faire des différences majeures à l'intérieur des groupes ? Cette question est en-dehors du cadre de cette présentation, et donc en est une à laquelle je vous invite à réfléchir, comme même si vous ne trouverez pas de réponse, vous aurez exploré la précieuse variété linguistique de la Chine.
 

2022-2023

  • Hanfu sont les habits traditionnels des chinois Han, portés avant la dynastie Qing (quand les habits Manchu était portés), donnant une histoire de 5 000 ans

  • Selon le moment dans l'histoire, différents styles étaient portés

  • Plusieurs styles principaux : Ruqun (F), Beizi (M puis à partir de Ming MF, et Qing F), Shenyi (M) et Shanku (MF), et Mianfu (M : empereurs)

  • Jiaoling (col croisé) très caractéristique, avec toujours la partie droite passant au-dessus de la partie gauche (sauf pour les non-han et parfois lorsque les dirigeants n'étaient pas Han, ainsi que pour les morts) ; mais à partir de la dynastie Ming on voit beaucoup de Yuanling/Panling (col rond), qui sera caractéristique aussi de l'habit Qing.

  • A été exporté vers les autres pays sinisés : la Corée avec le Hanbok, le Japon avec le Kimono, et le Vietnam avec áo giao lĩnh

  • On voit actuellement un mouvement principalement en Chine de ravivement des Hanfu (汉服运动), qui devient de plus en plus important, avec des événements ainsi que des personnes qui les utilisent dans la vie quotidienne.

  • On voit aussi l’établissement d’un nouveau type de Hanfu mélangé avec les habits modernes occidentaux : le Hanyuansu 漢元素

大家好我想給你們介紹(jiēshào)一下漢服。漢服是漢族的傳統衣服,在清朝時代以前身穿了,因為在清朝都漢族人必須著滿族的傳統衣服。即便(jíbiàn)如此,漢服的歷史(lìshǐ)延續(yánxù)了五千年。

Mise à jour : 13 mars 2023 09:28 Auteur : Stefbad


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