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LANGUE DE SINTLID

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p'əxɢəɡ
P'ahiik
P'ex'ek
seŋtɬʼət

Sintł'id

Mu :
m̥ n̥          ŋ̊
m n          ŋ
p  t           k ʔ
    t͡s t͡ɬ t͡ʃ
    s  ɬ  ʃ      h
w      l  j

/w/ et /j/ ne peuvent pas être en contact avec d'autres consonnes.
/w/, /j/ ainsi que les affriquées ne peuvent pas apparaître en coda (si un processus crée ces consonnes en coda, ou une racine en a, les semi-voyelles disparaissent et les affriquées deviennent -t).
Les nasales deviennent allophoniquement dévoisées quand précédées de /h/. /Nh/ n'existe pas, est équivalent à /N̥/, même chose pour /lh/ qui est équivalent à /ɬ/. Ces changements sont toujours productifs.
/ph/, /th/ et /kh/ sont des suites illégales.
/h/ devant une occlusive a tendance à devenir /x/.

i (ə) u
   a

/i/ et /u/ deviennent respectivement [e] et [o] en contact avec respectivement /j/ et /w/.
Deux voyelles de la même nature se suivant deviennent longues. Sinon, la seconde disparaît.
/ə/, parfois noté /ː/, allonge la voyelle précédente, quelle qu'elle soit. Si elle n'est pas en contact avec une voyelle, elle prend la valeur de la dernière voyelle, et s'il n'y a pas de voyelle valide, elle surface en [a]. Si on a /əː/, elle surface en [iː].

CV([C/YK]) w/ Y=s,ɬ,ʃ,h,l & K=m,n,ŋ,p,t,k,ʔ

/w/ et /j/ n'existent ni en cluster, ni en coda.
/ph/, /th/ et /kh/ ne sont pas des suites légales (historiquement ils formaient une série mais se sont spirantisés et sont, in fine, devenus /h/). Aujourd'hui, quand un processus crée cette suite, elle est (généralement) cassée par un /ə/.

Ka'isaštłi, ka'ikisaštłi !

K<a'>isa-š-tłi, k<a'>i~kisa-š-tłi !
<1SG.SJ>saluer-2PL.OBJ-EXP <1SG.SJ>encore.une.fois~saluer-2PL.OBJ-EXP

Je vous salue, je vous salue encore !

EXP = Évidentiel direct

Ka'isa'tłi : Je me salue.
Yeki'asakisacaaštłik : Habituellement, ne vous saluais-je pas ?

Schéma du verbe :
(NEG)-SJ-(RED)~BV-(TPS)-(OBJ)-EVID-(QUES)

Avec pour valeurs :
NEG : ye- (négatif)
SJ : I-IV, SG/PL :
- 1SG : <a'>
- 2SG : <as>
- 3SG : <ah>
- 4SG : <ał>
- 1PL : pa'-
- 2PL : <aš>
- 3PL : wah-
- 4PL : <ik>
RED : 3 schémas :
- (C)CVX > (C)CV~CCVX ("encore 1 fois")
- X[V/C]V(C) > [C/']V(C)~X[V/C]V(C) ("à nouveau")
- X > XX ("toujours", "habituellement")
BV : Racine du verbe.
TPS : PST/PRE/FUT, PERF/IMPERF
- -či' (PST.PERF)
- -caa (PST.IMPERF)
- -ən (PRE.PERF ~ FUT.PERF)
- -Ø (PRE.IMPERF ~ PRE)
- -[j/k]uhp(a) (FUT.IMPERF ~ FUT)
OBJ : I-IV, SG/PL :
- 1SG : -(a)'
- 2SG : -(a)s
- 3SG : -(a)h
- 4SG : -ł#
- 1PL : -[w/p]a'
- 2PL : -iš (garde la voyelle même si ne pas l'avoir est possible)
- 3PL : -uh (idem.)
- 4PL : -(a)lk#
EVID : 4 niveaux d'évidentialité. Ne peut pas apparaître avec un objet oblique (4SG ou 4PL)
- -t(ł) : EXP, l'avoir expérimenté, dans le réel ou les rêves (-tł quand devant une voyelle)
- -k : NEXP, Info de seconde main (j'ai entendu que)
- -ł : NEXP, Info devinée, qu'on a après réflexion
- -m : NEXP, Intuition (info la moins sûre)
Si le cluster laissé est illégal, un -i est rajouté après ce morphème. Exception faite de si -m suit h, auquel cas les deux consonnes se coalescent pour devenir [m̥] (noté tout de même -hm).
QUES : -ik (transforme la phrase en interrogation)

Il existe quelques points notables :
- L'objet peut être direct ou indirect, on ne peut que savoir dans le contexte quel est l'objet indiqué pour un verbe polytransitif.
- Similairement, un verbe transitif doit toujours avoir un objet.
- Il existe une construction spéciale quand le sujet et/ou l'objet est de la première personne, et que le verbe est conjugué au Présent (Imparfait). Si on met pour marqueur d'évidentialité un NEXP (très souvent -m), le verbe est interprété comme un passé avec pour évidentialité EXP.
- Si une combinaison impossible (4.OBJ + EVID et/ou QUES, ou bien 1.SJ + PRE.IMPERF + NEXP), un auxiliaire (')ə sera utilisé. Il prendra les affixes qui ne peuvent pas être placés, et prendra tout éventuel NEG ou QUES.

BV :
kisa - saluer
tłaahngu - donner
suhalki - manger
nhšaalat - faire

Les Noms ont souvent un préfixe dérivationnel qui sert à préciser le sens du mot.
Il existe plusieurs schémas de réduplication :
- (C)CVX > (C)CV~CCVX (Pluriel)
- X[V/C]V(C) > [C/']V(C)~X[V/C]V(C) (-)
- X > XX (produit un nom massif, "tout X")
La réduplication se passe sur la base, et donc avant l'affixe dérivationnels pour les mots construits.

Noms :
'anha - gibier
ciingë - animal de compagnie
pčamu - bête de trait
apłi - fruit
nhšaalat - action (<Vb)
luupa - bien

Affixes Dérivationnels
wo- : aquatique
ka'- : lent

Mots Construits :
wo'anha - poisson
ka'ciingë - chat
wopčamu - "wopchamu" (bête aquatique élevée pour ses œufs notamment)
ka'čamu - vache


Je donne au chat du poisson.
Tła'aahnguhtłi wo'a'anha ka'ciingi.
tł<a'>aahngu-h-tłi wo-'a~'anha ka'-ciingi
<1SG.SJ>donner-3SG.OBJ-EXP aquatique-PL~gibier lent-animal.de.compagnie

(De ce que j'ai entendu dire) Les fruits font le bien.
Apłipłi pa'šaalatahk luupa.
apłi-apłi pa'-nhšaalat-ah-k luupa
MASS~fruit 1SG.SJ-faire-3SG.OBJ-NEXP bien


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Autre langue, plus orientale, jeux de mots :

c'armaka - Mot qui veut dire "harmonie" (emprunté en langue de Mu comme c(')almaka)
Traditionnellement, pour s'échauffer la voix, on fait des accords montants et descendants en répétant à chaque note "c'arma", et à la note finale on dit "k'a".
Ce jeu a été repris en langue de Mu, où on répète "calma" et on finit avec "k'a".


c'uura c'uura c'amašč'aa - Simple jeu où on répète la phrase d'abord lentement, puis de plus en plus rapidement, jusqu'à qu'on se trompe dans la phrase. Se fait très souvent dans des groupes d'enfants, où c'est nommé "jouer à c'uura c'amašč'aa". Il n'a pas été emprunté en langue de Mu.

Mise à jour : 26 avril 2023 00:15 Auteur : Stefbad


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