BACKUPS DE STEFBAD



PZIA

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Chapitre 18 : 

La scène commence dans un coin de verdure où se trouvent Owen et Léa. 

Léa : Bon alors, premier jour à l'Université, demain ? Alors, comment tu le sens ?
Owen : Bah, c'est excitant, et ça fait peur aussi !
Léa : Ouais, moi aussi, j'aurais peur !
Owen : Ne te moques pas, tu y passes l'année prochaine !
Léa : Oui, je sais... Mais... Le Bac ! Ça compte pas comme les trucs qui font pas peur ?
Owen : Dis-tu alors que tu trembles de peur ?
Léa : Oh t'es pas possible...
Owen : Non mais honnêtement, c'est pas réellement tant du bac que tu dois avoir peur, mais de l'orientation, t'as qu'une année pour décider de ce que tu vas faire pendant toute ta vie. T'as intérêt à bien réfléchir !
Léa : Ouais, ouais, tout le monde me le dit... Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai des devoirs pour demain. 
Owen : Tu avais tout le Week-end pour les faire, tu sais...
Léa : C'est pas comme si je reprennais les cours un mois après la rentrée, hein môssieur ?
Owen : Héhé
Léa : Bon allez, ciao !

La scène se termine. 
À l'Université, Owen entre. Parmis les élèves se trouvent Léo et Hugo qui discutent. Owen pense :

Owen : Waw, il y a tellement de personnes ! Je me demande bien qui fait les mêmes études que moi ! Bon, Amphi Jean Michel Barnier, où est-il...

Owen entre dans le bâtiment, et arrive devant la porte de l'amphi Jean Michel Barnier. S'y trouvent déjà Camille et Laura, qui ne discutent pas. 

Owen : Euh, excusez-moi, c'est bien l'amphi Jean Michel Barnier ?
Laura : En effet. 
Owen, tendant la main : Je m'appelle Owen, et je suis en Langues Etrangères Appliquées !
Laura, serrant sa main : Moi Laura, également en LEA. 
Owen : Enchanté de faire ta connaissance ! Oh euh...
Laura : Tu peux tutoyer. 
Owen : Ah, merci. Moi, je fais Anglais, Allemand et Arabe. Et toi ?
Laura : Anglais, Espagnol et Chinois. T'as pas la tête d'un arabiste, toi !
Owen : Oui, on me le dit souvent... J'ai toujours été passionné par le monde arabe. Et en plus ya du pétrole ! Et toi, pourquoi le Chinois ?
Laura : Bah je pense que c'est un peu la même chose que toi, fascination pour la Chine, et donc voilà. 
Owen : De mémoire, c'est les Almoravides qui ont combattu les chinois, non ? Enfin, je sais pas si tu aimes l'histoire mais bon...
Laura : J'aime bien ça, mais sans plus. Et je ne sais même pas quand c'était...
Owen : Je crois que c'était dans le 8ème siècle, à confirmer. 
Laura : Bah ce dont je peux te parler, c'est des Hui, une minorité chinoise musulmane en Chine, avec les Ouïghours dans la région du Xinjiang, qui sont malheureusement brutalement réprimés pour leur foi et leur différence ethnique. 
Owen : Ouais, j'ai entendu ça. Ça doit être dur de vivre en Chine, quand même...
Laura : Je pense que c'est un peu la même chose dans la plupart des pays arabes, mais bon. Moi j'ai pas pris chinois pour critiquer leur politique !

Julian arrive, et d'autres personnes arrivent aussi, au fil de la discussion. 

Owen : Moi non plus, que la culture, et pas l'horreur qu'en font les extrêmistes !
Julian : Bonjour, de quoi parle-t-on ?
Owen : Oh rien, de langues et des pays qui y sont rattachés.

Owen tend la main. 

Owen : Je m'appelle Owen, étudiant de LEA, Anglais, Allemand et Arabe. 
Julian : Moi c'est Julian, aussi LEA, mais Anglais, Italien et Japonais. Enchanté !
Laura : Moi c'est Laura, LEA Anglais, Espagnol et Chinois !
Julian : Enchanté de même ! Bon, moi, je me demande comment seront les cours !
Owen : Ya pas tant à s'inquiéter, tu sais, tant que tu révises bien, normalement t'es dans ton élément !
Julian : On n'a pas le droit de stresser un peu ?

La porte s'ouvre, un professeur en sort. 

Professeur : Bonjour, classe des LEA 1, veuillez me suivre dans l'amphi, s'il vous plait. 

La scène se termine. 
Dans le Self, se trouvent assis à une table Léo, Hugo et Fanny. Julian arrive, et s'y installe. 

Julian : Bonjour les gars !
Fanny : Combien de fois je vais te rappeller que je suis une fille, donc qu'il ne faut pas utiliser "les gars" ?
Julian : Je sais pas !
Léo : Salut Julian !
Hugo : Salut Julian ! Alors, les cours de LEA ?
Julian : Hardcore en Anglais, honnêtement. Je me pensais bon, maintenant je suis à peu près certain que je suis le pire de la classe...
Fanny : Tu vas devoir prendre des cours supplémentaires ?
Julian : Non, pas à ce point ! Mais le prof a été horrible et nous a mit un document oral avec un accent écossais. Vous savez, le fameux accent incompréhensible !
Léo : Oh, le mauvais.
Julian : Mais il y en avait un, Owen qu'il se nomme, lui, il n'avait aucun problème. 
Fanny : Il est mignon ?
Léo : Fanny, t'as déjà un petit ami, à ce que je sache. 
Fanny : Bah j'ai pas le droit de savoir ? Et je ne sais pas, ça pourrait ne pas intéresser que moi...
Léo : Ha, ha, ha. Très drôle. 
Hugo : D'ailleurs, on ne vous a pas dit, Fanny et Julian, mais Sarah a accepté de sortir avec moi, là, après qu'on se soit vus en... fin Août, déjà ?
Julian : Mais c'est génial !
Fanny : Félicitations !
Julian : Bon allez, plus que deux à trouver quelqu'un !
Léo : Ouais, ce sera dur...
Fanny : Tu sais, Léo, si tu trouves quelqu'un, enfin je veux dire, si tu tombes amoureux de quelqu'un, tu nous le dis, ok ?
Léo : Ouais... ouais...
Julian : Tu sais, tu m'as bien aidé quand j'étais amoureux de Floriane... Bon, on a beau s'être séparés, ton aide, ainsi que celle des autres, m'a à chaque fois été indispensable. J'ai envie de pouvoir faire la même chose pour toi !
Léo : Oh là là, je vais pleurer...
Hugo : Bon, je vais changer de sujet. Vous avez entendu ce qui a été annoncé dans le dernier Nintendo Direct ?
Fanny : Roh, encore les derniers jeux vidéos... Vous pouvez pas juste vous concentrer sur ceux que vous avez déjà...
Julian : Oh ouais, t'as vu les images ? J'suis trop hypé !

La scène se finit, la bulle de Julian encore affichée. 
Dans une salle de classe (amphi si possible), Owen est assis, et Léo est debout, mais se dirigeant vers Owen. 

Professeur : Alle guten tag ! Ich bin...
Léo : Excuse-moi, je peux m'asseoir ?
Owen : Bien sûr ! Owen, en Langues Etrangères Appliquées. 
Léo : Léo, en Information et Communication. J'ai pris Allemand en option. 
Owen : Tu dois bien aimer la langue, alors !
Léo : Ouais. Bon, excuse-moi, mais il faudrait écouter. 
Owen : Évidemment...
Professeur : Cette année en effet est très importante comme vous allez devoir vous accorder aux études à l'Université...

Ellipse vers la fin du cours. 

Professeur : Auf widersehen !
Léo : Enfin, je sens que je vais m'ennuyer s'il n'y a que des révisions...
Owen : Je dois avouer en avoir eu besoin...
Léo : Ah bon ? Bon bah heureusement, sinon ç'aurait été totalement inutile...
Owen :  C'est vrai que ç'aurait été bête ! Eh, tu finis les cours à quelle heure ?
Léo : 17 heures, pourquoi ?
Owen : Ah, j'aurais bien aimé tailler la discute, mais je finis à 18 heures...
Léo : Bah je peux rester une heure de plus à la bibliothèque, ça me dérange pas. Et j'aurai sûrement des trucs à réviser, en plus du travail à faire. 
Owen : Mais t'es pas obligé !
Léo : J'insiste. Et puis que tu le veuilles ou non, j'y resterai. 
Owen : Pff... Bon, d'accord... On se voit à la bibliothèque, donc ?
Léo : Ouais !

Les deux se séparent et sortent. Dans un couloir, Léo et Julian se croisent. Léo l'interpelle. 

Léo : Hey, Julian !
Julian : Oh tiens, salut !
Léo : Le Owen dont tu parlais ce midi... Est-ce qu'il est roux ?
Julian : Oui, oui, en effet. Pourquoi ?
Léo : Parce que je crois qu'on est ensemble en cours d'Allemand. 
Julian : Oooooh... Est-ce que c'est ce que je crois ?
Léo : Arrête, t'es lourd. 
Julian : Quoi, je souhaite seulement aider mon ami !
Léo : Arrête ou sinon je te spamme avec des pubs pour Nocibé. 

Julian rougit. 

Julian : Non mais... Euh... Bon, ok. Mais Nocibé ils font que des produits horribles ! Y'en a aucun qui est rien qu'à peu près bien !
Léo : C'est justement pour ça que j'ai parlé de Nocibé. 
Julian : Oh, you're evil, you demonspawn !
Léo : Mais bien sûr ! Allez, à plus !
Julian : Ouais, à plus !

Fin de la scène.
Dans la bibliothèque, Léo est installé sur une table, écoutant de la musique avec ses écouteurs (ou casque, liberté créative), Camille est derrière, en train de prendre un livre. Owen entre. 

Owen : Ah, te voilà enfin ! Je t'ai cherché dans toute la bibliothèque !

Léo n'entend pas. 

Owen : Euh... Léo ?

Léo n'entend toujours pas. Camille se retourne et remarque Owen. 

Camille : Oh, tiens, te voilà, Owen. Je t'avais vu ce matin, mais t'étais trop occupé à faire gentil-gentil avec la noire. 
Owen : Elle s'appelle Laura. Et j'ai pas envie d'entendre parler de toi, là, tu sais. 
Camille : Oh, la tête de carotte se rebelle ? Que c'est pathétique...
Owen : The only place that's waiting for you is hell, you asshole. 
Camille : Oh, je suis désolée, beut aï cante eundeurstènde ze wèlch accente.

Owen signale à Léo sa présense par le toucher. 

Owen : You better not understand what I say, else you're gonna cry for your m'ma. 
Léo : Qu'est-ce qui se passe ?

Camille s'en va, avec une démarche bien prétentieuse, comme Owen garde le silence. Après un moment, Léo retente de se faire entendre. 

Léo : Heum. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Toujours rien. 

Léo : Ça va pas ?

Après un court silence :

Owen : Une terrible personne. J'ai pas envie de parler d'elle. 
Léo : Ok, je comprends... Bon, on y va ?
Owen : Ouais...

Les deux sortent de la bibliothèque. Dans la rue :

Léo : Donc pourquoi tu as choisi LEA ?
Owen : Bah... Est-ce que tu as entendu mon accent en anglais ?
Léo : Oui, un fort accent ! Julian serait capable de me dire quelle origine, mais moi, j'en ai aucune idée. 
Owen : Eh bien c'est un accent gallois, et un accent gallois profond, de surcroît. 
Léo : T'es né au Pays de Galles ?
Owen : En effet, j'y ai passé un bon moment dans ma famille bilingue, avant d'aller en France au collège. Celui où j'étais allé n'offrait que Anglais LV1, donc je me suis bien ennuyé, mais quand j'ai commencé l'Allemand, j'ai compris à quel point l'apprentissage des langues était amusant. C'est donc en gros pour ça que je suis là aujourd'hui. 
Léo : Oh ! Et, est-ce que tu sais parler, euh comment ça s'appelle la langue au Pays de Galles...
Owen : Le Gaélique Gallois ?
Léo : Oui ! Tu sais y parler ?
Owen : Je savais, j'ai tout perdu...
Léo : Oh non, ça se fait pas...
Owen : Bah je vais demander à mon père de me donner des cours, à l'occasion !
Léo : T'es sérieux ?
Owen : Ouais !
Léo : Mais ça fera pas un peu trop de travail ?
Owen : Non, j'ai jamais assez de travail, de toute façon !
Léo : Héhé ! Tu sais, ça risque te jouer des tours. Si tu travailles trop, tu risques d'avoir de sacrés manques de sommeil. 
Owen : Oh, t'as pas besoin de t'inquiéter, je gère !
Léo : Fais quand même attention, j'ai pas envie de te voir t'évanouir de fâtigue après quelques jours !
Owen : Yeah, dad. 'Gonna do what ya're saying. 
Léo : Bon, moi je tourne là, je présume que tu prends le métro. 
Owen : En effet. Oh d'ailleurs, on peut s'échanger les numéros ?
Léo : Bien sûr ! Attends... Voici le mien. 
Owen : Ok... Merci ! Bon, à demain, sûrement !
Léo : Ouais, à demain !

Ils se serrent la main et se séparent. Une fois que Owen n'est plus sur la scène, Léo regarde son portable après qu'il ait vibré. 

Léo : Oh, les gars veulent que je passe chez eux. Pourquoi pas ?

Fin de la scène. 
Chez Hugo, Sarah, Fanny, Damien et Léo sont présents. Hugo arrive dans la pièce avec des paquets de chips. 

Hugo : Bon, Julian vient de me dire qu'il ne pourra pas venir, il est trop loin, et a trop de devoirs.
Fanny : Dommage... Enfin, ça veut dire que j'ai moins de concurrence pour prendre Daisy !
Léo : Honnêtement, j'aime pas la jouer. 
Fanny : Ouais mais c'est que tu ne vois pas à quel point elle est sexy !
Damien : T'as pas quelqu'un de sexy juste à côté de toi ?
Fanny : Mouaip.
Damien : Hey !
Fanny : Au moins t'as un cerveau, toi, hein chéri ?

Elle embrasse Damien. 

Damien : Enfin bon moi non plus je ne vais pas te concurrencer car je prends Ryu. Beaucoup trop badass pour exister sans moi. 
Léo : Hey, c'est le mien !
Sarah : Je sais pas vous, mais je prends Bayonetta. 

Un blanc. Les quelques répliques suivantes, mises dans un groupe, sont ensuite énoncées pêle-mêle. 

Fanny : Non elle est trop sexy, pas pour toi. 
Hugo : Non elle est trop OP. Tu te souvens qu'elle a été bannie ?
Damien : J'veux pas avoir mon nez qui pisse le sang durant le combat. Donc non. 
Léo : Non c'est pas fair-play, elle est vraiment OP. 

Sarah : Okaaaay, je ne vais pas la prendre, je vais prendre Pikachu. 
Hugo : Bon choix, et en plus il est tout mimi. D'ailleurs je pose une option sur...
Fanny : Hey ça m'énerve, démarre le jeu puis c'est chacun pour soi. 
Hugo : Ok, j'y vais. 

Il allume la télé et la console puis donne à tout le monde des manettes. 

Damien : Allez, mauvaise chance !
Léo : Whaaat ?
Damien : Bah je veux monopoliser toute la chance, j'ai pas le droit ?
Fanny : Laisse-moi-en une part, s'il te plaît !
Damien : Ok, mais qu'à toi, chérie. Et que si tu arrêtes d'appeler toute fille canon sexy. 
Fanny : Alors garde-toi toute ta chance. Pas question d'arrêter. 
Hugo : Arrêtez de vous disputer sinon je prends Bayonetta. 
Sarah : Eh, c'était mon idée au début !
Fanny : Laisse-lui l'avoir, comme ça c'est mieux pour votre relation !
Damien : Dit celle qui n'arrête pas de dire fortement à quel point la bimbo du coin est canon juste devant son petit ami. 
Fanny : Je ne t'ai pas sonné, et j'essaie d'être sérieuse, là !
Léo : Comme d'habitude !
Fanny : Exact- ... Oh je sais quel personnage digital ultra-musclé va se faire ultra-laminer !
Sarah : Je sais pas vous, mais pendant que vous vous disputiez, j'ai pris Bayonetta. 
Collectif : Non !/Oh non !

Fin de la scène. 
À la sortie d'un cours, Julian et Owen discutent comme ils passent dans les couloirs. 

Owen : Oh, entre Laura qui me parle de comment fonctionnent les signes en Chinois, et toi qui parles de comment ils ont été adaptés en Japonais, je pense que je vais pouvoir apprendre l'une des deux langues en moins de deux !
Julian : Tu exagères. Ça demande beaucoup de travail, tu sais...
Owen : Mais évidemment, je rigolais juste !

Un rouge à lèvres tombe des poches de Julian. 

Owen : Tiens, t'as fait tomber quelque chose... Un rouge à lèvres ?
Julian : Bah quoi, où est le problème ?
Owen : Oh, rien, c'est juste que j'ai jamais remarqué que tu te maquillais !
Julian : Alors ça, je crois qu'il y a deux façons de l'expliquer. Soit je me suis fait mon maquillage tellement bien que ça semble naturel, soit tu es aveugle. Et sachant à quel point je suis bon à me maquiller, je tendrais sur la deuxième option. 
Owen : Ne te dévalorise pas comme ça ! C'est juste que j'ai jamais vu d'hommes se maquiller... pour la valeur cosmétique, cela est. 
Julian : C'est normal, il n'y a pas tant de monde comme moi !
Owen : Quand as-tu commencé à r'en mettre ?
Julian : Bah en fait, il n'y a pas si longtemps. C'érait en première, mes façons d'agir plutôt, on peut dire, féminines, m'ont attiré la haine de certains camarades, alors un jour, j'ai pris mon courage à deux mains, et je me suis maquillé de manière super tape-à-l'œil avec des habits super féminins, et puis je n'écoutais rien de ce que les autres disaient, répondant à certains que s'ils avaient du courage, qu'ils fassent la même chose que moi, ce que évidemment personne n'a fait ensuite. Depuis ce jour, je me maquille, bon je ne l'ai pas fait de manière ultra-visible car je préfère comme ça, mais ça m'a donné beaucoup de courage, cet acte. Et j'ai failli être en retard car le maquillage avait prit super longtemps. 
Owen : Wow. Je m'attendais à tout sauf à ça. 

Camille apparaît dans le couloir, stationnaire. 

Julian : Tu veux tester ?
Owen : Non ! Pas question !
Julian : Héhé, je m'en doutais. Mais je pense que ce qui m'a le plus aidé, c'est mes amis, car...
Camille : Oh tiens, revoilà poil-de-carotte avec encore un ami étrange. Tes goûts sont terribles, entre une noire, une aide en maths et désormais un gay, tu t'entoures d'une belle ménagerie. 
Julian : T'en as peut-être pas l'impression, mais je suis hétéro. Viens Owen. Je pense qu'on n'a pas de temps à perdre avec quelqu'un comme ça. 
Camille : Alors, qui vas-tu te trouver, après. Une arabe qui ne parle même pas français, un clochard qui s'habille comme un clown, oh, et, je sais. Un mouton pour ta bien-aimée. Tu viens du pays des moutons, non ? Il faut bien un souvenir de chez toi, la campagne, non ?
Owen : You don't even deserve a place in hell, the Devil is too nice for you. 
Julian : Hey, shut up, we have to go. There's no use in standing there and sharing insults. Let's go on. 
Owen : No way. It ends here and now. 
Julian : Non, je ne te laisserai pas faire ça. 

Julian prend Owen par la main et le tire derrière lui, de l'autre côté de Camille. 

Camille : Oh, vous avez enfin terminé vos manigances en anglais ? That I can obviously understand ?
Owen, criant : Sort de ma vie, Camille, une bonne fois pour toutes !

Owen se retourne, "fébrilement", et continue sa marche dans le couloir. Julian sort son portable et le suit. Camille s'effondre comme elle commence à pleurer. 
Fin de la scène. 
Dans la bibliothèque, Léo et Hugo sont assis. Soudain, Léo reçoit un SMS. 

Léo : Attends excuse-moi, j'ai eu un SMS... de Julian ?
Hugo : Qu'est-ce qu'il dit ?
Léo : Heum... Attends... Voilà. 
SMS : Hej leo viens illico au parc devant la fac si tu peux owen a un problème
SMS : Et m'envoie pas de pubs pour nocibe c'est sérieux
Léo : C'est avec Owen, il s'est passé quelque chose. Attends ici et continue de lire le truc là, je reviens. 
Hugo, comme Léo part : Ouais, ouais, à force je vais le finir seul...

Dans le parc, Owen est assis sur un banc, avec Julian à côté. 

Owen : I-I just don't wanna talk about it. 
Julian : Léo should be here in a minute, and we both went through bullying issues, so I think it would be better for you to talk to us two. 
Owen : Yeah, I know, but it's hard...
Julian : I never said it would be easy. But you need to not let the ghosts of the past linger like that, else it will destroy you mentally. You need to get it out of your system. 
Léo : Pourquoi j'entends de l'Anglais ?
Julian : Ah, te voilà. Bon, Owen, tu penses que tu peux en parler ?
Léo : Quoi ?
Owen : Je ne sais pas...
Julian : Ok, je ne vais pas te pousser. Léo, est-ce que tu pourrais parler de lorsque tu t'es fait harceler ?
Léo : Oh, je comprends ce qu'il se passe...

Une petite pause. 

Léo : Bon... J'ai toujours été différent des autres, depuis mon plus jeune âge. J'étais précoce, si tu sais pas ce que ça veut dire, c'est que en gros j'avais une avance au niveau de mon intellect et de ma maturité, et puis en plus, j'étais introverti, donc je m'occupais de moi-même et avais du mal à me faire des amis. Enfin détrompes-toi je suis toujours comme ça, j'ai notamment paniqué lorsque tu as commencé à me parler dans le cours d'Allemand, mais bon, c'est pas important. J'étais donc au collège, et il y avait cet élève, il se nommait Mathis, je crois qu'il avait des problèmes de divorce chez lui, et puis, bah tu connais l'état d'esprit au collège. Si t'es pas la copie conforme de ton prochain, c'est presque comme si tu mérites pas d'exister. Donc, Mathis, ayant beaucoup de frustration à cause de ce qu'il se passait chez lui, il a commencé à la déverser sur moi. Au début c'était de petites insultes, mais s'en est rapidement venu au raquet et aux mains. Il me demanderait à chaque fois de l'argent, que, ayant peur, je lui donnais, et puis il en profitait pour m'insulter ou me menacer physiquement. C'est vers ce moment que j'ai rencontré Hugo - ah oui, tu ne le connais pas. 
Julian : Oh, je ne savais pas que tu l'avais rencontré à ce moment-là !
Owen : Il ne te l'avais jamais raconté ?
Julian : Non, je ne connaissait que les grandes lignes. 
Léo : Tu sais, Owen, c'est difficile d'en parler, mêle quand ça fait désormais quoi, 6-7 ans... Enfin bon, je continue. L'enfer a poursuivi pendant un moment, mais plutôt que me morfondre, il y avait Hugo qui m'a introduit au monde des jeux vidéo, et désormais, aller au collège, ce n'était plus seulement du négatif. Je pouvais aussi parler des avancements que je faisais à Zelda, ou à Mario Kart. Un jeu auquel Hugo me bat toujours. 
Julian : Je confirme. Même moi je dépasse parfois Hugo, mais Léo, lui, c'est un miracle quand il y arrive. 
Léo : Moi j'ai commencé en Cinquième à y jouer. Et toi ?
Julian : Vers le CP !
Léo : Qu'est-ce que je disais... Enfin bref, continuons. Ce monde s'est effondré, quand, un jour, j'ai pas réussi à justifier à mes parents une raison pour prendre de l'argent, car j'avais plus d'argent de poche. Lorsque je l'ai dit à Mathis, et ses deux acolytes qui l'avait rejoint entre-temps, il m'a...

Léo marque une petite pause. 

Léo : Il m'a tabassé. Et dans un coin du collège qui faisait que beaucoup me voyaient, mais pas les surveillants. Parmis ce beaucoup se trouvait Hugo, qui a appelé les surveillants, qui m'ont emmené à l'infirmerie, comme j'étais bien amoché, avant de l'envoyer à la maison. Hugo est resté à mes côtés, et on a beaucoup discuté du harcèlement. Depuis, on est resté souvent ensemble, comme il le disait qu'il faudrait que j'aille pas les voir, ce qui était chose facile à dire, mais comme il est resté à mes côtés, je me sentais plus sûr. Certes, après, j'ai encore eu des problèmes avec Mathis, mais jamais aussi importants. 
Owen : Oh...
Julian : Ce qu'il veut certainement dire par là, c'est que c'est grâce à un ami que tu peux te sortir de là. Dès que tu n'es plus fragile, que tu as des amis et que tu tiens tête, un harceleur arrêtera. C'est une espèce opportuniste. 
Owen : C'est vrai que j'ai jamais eu beaucoup d'amis, et quand ça a commencé, en 2nde, je venais tout juste de changer de ville, donc j'en avais encore moins. J'ai eu beaucoup de mal à m'intégrer, je dirais même que je me suis jamais senti comme faisant partie intégrante du lycée, rétrospectivement, et j'ai pas eu de vrais amis avant la première. Et la personne avec qui j'intéragissais le plus en seconde, c'était Camille. Au début, c'était amical, mais, du jour au lendemain, elle a commencé à être plus aggressive. Au début, elle essayait de gérer ma vie, me dire qu'il ne fallait pas que je voie telle ou telle personne, mais je ne l'ai pas écoutée. Après un moment, elle a réellement commencé à me harceler. Ça n'a jamais été physique comme toi, Léo, mais c'était des insultes à cours de journée, et aussi elle qui utilisait de son influence pour m'isoler de tout le monde. Et ça a été un enfer. Il y a des jours, j'ai sêché les cours, tant ça me désespérait, cela pour me faire réprimander par mes parents et les profs. Quand l'année de première a commencé, j'ai rejoint un club de Jeux de Rôles, je ne sais plus exactement pourquoi, mais c'est là que j'ai rencontré Léa, qui, comme toi avec Hugo, m'a permit de continuer au Lycée, ainsi que le club de Jeu de Rôles. Mais Camille, elle ne lâchait pas l'affaire. Elle devenait de plus en plus blessante, soudain je m'appellais Poil-de-carotte, ou Tête de Carotte. 
Léo : Je vais juste le dire comme ça, sois fier d'être roux, c'est un état que seul peu de personnes ont accès à, et il y en a, des jaloux. 
Julian : Léo y compris. 

Léo rougit un peu :

Léo : Non mais... ! Bon, reprends, s'il te plaît. 
Owen : Bah en fait, il n'y a plus grand chose à dire, comme c'est resté sur un statut quo comme ça. Camille n'a plus pû autant manier ses camarades, mais continuait comme ça à me haïr pour aucune raison. Et en plus elle a commencé à me retrouver sur internet, mais bon. Là on peut bloquer les personnes, par rapport à la réalité !
Julian : C'est vrai que c'est pratique. Tu ne peux pas imaginer le nombre de personnes que j'ai bloqué sur Insta car elles me disaient des trucs du genre "deviens un homme", "t'es PD c'est pas possible" ou bien parfois "meurt il faut pas contaminer la jeunesse" voire même "Dieu n'a pas de place pour vous tous au paradis". Bref, plein de bétises. 
Léo : Je savais pas que t'avais reçu des messages venant des cathos. 
Julian : Parce que je pense que c'était des Ricains, des protestants donc. 
Léo : Oh, je vois. 
Julian : Bon, ça va mieux, Owen ?
Owen : Ouais, un peu. Ça a fait du bien d'en parler. 
Léo : Bon, je suis désolé, mais je dois retourner voir Hugo. On a un projet depuis une semaine qu'on doit rendre bientôt, donc...
Julian : Oh, ne t'inquiètes pas, merci d'être venu !

Léo commence à partir. 

Julian : Oh attends, je viens d'y penser, mais ce Weekend je pense faire venir tout le monde chez moi, t'en parles aux autres ? Peut-être qu'Hugo va dire "Non on le fait chez moi" et j'aurai pas à expliquer la surabondance de peluches dans ma chambre à Owen. 
Owen/Léo : Quoi tu m'invites ?/Quoi tu l'invites ?
Julian : Bah oui, j'ai pas le droit ?
Owen : Je suis honoré, mais si ça se passe chez votre ami Hugo, je pense qu'il faudrait qu'on se rencontre avant ! Et... et je n'ai pas envie de m'incruster !
Léo : C'est pas parce que deux d'entre nous connaissons Owen qu'on doit tout de suite le présenter à tout le monde ! Et ne l'invites pas comme ça sans prévenir ! Un peu de respect !
Julian : Bah j'invite Owen, et t'as qu'à le dire à Hugo s'il est d'accord. Je préviens de mon côté Fanny et Damien. Ok ?
Léo : Très bien, j'y vais. 
Owen : Et moi, j'ai pas mon mot à dire ?
Julian : Comment ça ?
Owen : Bah, peut-être que je suis occupé, ou bien je ne me sens pas de tout de suite rencontrer vos amis !
Julian : Oh, donc tu ne viens pas ? Ce serait dommage...
Owen : Mais j'ai pas non plus dit que... Pff... Je viens, si personne n'a de problème avec ça. 
Léo : Donc... J'y vais ?
Julian : All good, Sir !
Léo : Bon, moi je vous dit ciao, donc. 
Owen/Julian : Bye !/Ciaciao !

Léo part, et revient dans la bibliothèque, où Hugo est, en train de lire presque allongé. 

Léo : Salut, Hugo, j'espère que je te dérange pas ?
Hugo : Bah en fait, je pensais râler quand tu étais parti, mais en fait ce livre est super intéressant. Donc non, tu ne me dérange pas. 

Une pause. 

Hugo : Mais si tu veux travailler, je t'en prie c'est peut-être pratique. 

Léo s'assied à côté comme Hugo se remet correctement, et commence lui aussi à lire.
Fin de la scène. 

Dans un coin de verdure, se trouvent Léa et Owen. 

Owen : Donc voilà, il s'est passé quand même beaucoup de choses ces dernières semaines. 
Léa : Je vois ça ! Je suis contente que t'arrrives enfin à te faire de nouveaux amis, perso. 
Owen : Ouais mais Camille m'a suivi, et j'ai peur qu'elle fasse le même coup...
Léa : Honnêtement, le Lycée est petit, et pourtant elle n'avait que mainmise sur sa classe, et un peu plus. Tu crois que dans l'Université avec plein de personnes elle va pouvoir se permettre cela ? Ce serait énormément de travail pour des personnes qui n'en ont rien à faire, et elle n'agira que trop tard, si elle va voir ce Léo et ce Julian, ils ne vont pas la prendre sérieusement. 
Owen : Et tu oublies Laura, qui a été haineusement traîtée de "noire". 
Léa : Voilà ! Donc je pense qu'elle continuera à essayer, mais elle se devra d'abandonner, avec le temps. Elle n'a plus de réel pouvoir sur toi, autre que celui de pouvoir te blesser avec les mots. Et ce pouvoir-là, tu peux lui aussi l'enlever. 
Owen : Je crois que tu te prends un peu trop pour P'tariq ? Avec la magie d'enlever les pouvoirs ?
Léa : Mais il ne peut en enlever que trois à la fois, alors que toi tu peux tous les enlever à la fois. 
Owen : C'est pas faux !

Une petite pause. 

Owen : Le Jeu de Rôles me manque. 
Léa : C'est bien différent sans toi, je te le dis !
Owen : Ce serait bien si on pouvait se voir en-dehors des cours pour continuer l'aventure de Sieur Culharo et la compagnie des Marçanherão !
Léa : Ouais... Oh d'ailleurs tu sais quoi, en parlant des Marçanherão, donc on a des nouveaux au club avec les Secondes, d'ailleurs beaucoup en fait, eh bah Quentin, devenu MJ, a fait en sorte que la nouvelle histoire se passe dans le monde des Marçanherão, où la compagnie a été dissoute, et donc on a Talhin qui est devenu le chef d'une nouvelle compagnie, avec Fenhardo et Renhardo, les jumeaux. Moi j'ai fait un nouveau perso, mais je pense que ce serait bien de continuer mais avec les persos qui sont partis !
Owen : Ouais, ce serait trop bien ! Et avec un final où tout le monde se retrouve, ce serait trop épique !
Léa : Bah à 100% je demande à Quentin... Non ! Je sais ! À Thomas ! Ouais mais il est loin, ça posera problème...
Owen : Oh, on trouvera une solution ! Bon, je pense que je vais te quitter... oh oui vu l'heure ! Je suis invité par Julian et Léo chez l'un de leurs amis. 
Léa : Oh, très bien, c'est génial ! Alors... à plus !
Owen : Ouais à plus !

Owen part. 
Fin de la scène. 

Chez Hugo, Julian, Sarah et Hugo sont présents. 

Julian : Merci encore d'avoir proposé chez toi pour ce soir. 
Hugo : Oh, c'est rien ! C'est juste mieux pour les réceptions chez moi, et en plus, il y a plus de jeux en multijoueurs. 
Julian : Enfin c'est plutôt parce que tu as tous les véhicules sur Mario Kart et que tu supportes pas ma chambre. 
Hugo : Ouuuais. Trop girly pour moi, désolé. 
Sarah : Ah bon, girly ? Elle est comment, ta chambre ?
Julian : Bah, rien de spécial, mais les murs sont pastels, sur les meubles il y a plein de peluches... Bah attends, je vais te montrer une photo. 

Il sort son portable, puis le montre à Sarah. 

Julian : Tiens regarde !
Sarah : Oh oui, en effet ! Tu m'aurais montré cette photo sans contexte j'aurais dit que c'était la chambre d'une fille ! Tu vis chez tes parents ?
Julian : Oui, on est pas si loin. Enfin moi je vis au Nord, donc aller de chez moi à ici ça prend du temps, mais pour aller à l'Université, ça prend à peu près le même temps. C'est pour ça que j'ai pas pû venir, la dernière fois, j'étais presque chez moi donc faire marche arrière aurait été long. 
Sarah : Ouais, je comprends... Bon. Hugo, il reste encore des choses à faire ou tout est prêt ?
Hugo : Bah normalement il ne reste juste à mettre la table pour le dîner. 
Julian : Oh, t'as même préparé le dîner ?
Hugo : Ouais, je me suis dit qu'on devrait le faire de manière plus... formelle ? maintenant qu'on est adultes et qu'on invite quelqu'un. Et puis il faut faire bonne impression pour Owen et Léo...
Julian : Oh ! En parlant de ça, il m'a envoyé un SMS me disant qu'il ne fallait pas qu'on parle de son orientation sinon il me spammait de pubs pour Nocibé, et je crois qu'il a fait de même pour vous. 
Sarah : Comment ça Nocibé ! Ils font de bons produits ! Mon rouge vient de chez eux !
Julian : Oh non, à chaque fois que j'ai utilisé de leurs produits ça s'est soit fini par moi ayant une réaction ou bien ayant un résultat terrible. Voire même les deux en même temps !
Sarah : Moi j'ai jamais eu de problème, et leurs produits sont de très bonne qualité, c'est peut-être que tout simplement tu n'avais pas prit la bonne couleur ! Ou bien que tu n'étais pas assez expérimenté à l'époque pour avoir un bon résultat !
Julian : Bah regardes mes ongles. Tu vois, ils sont bien, mais une fois, quand j'avais mit du Nocibé qu'on m'avait offert pour mon anniversaire, quelques heures après le vernis s'était écaillé. 
Sarah : Eh bah je t'assure que tu n'as pas eu de chance, car c'est un produit sur mille qui fait ça !
Hugo : Bah en effet j'avais pas regardé mon téléphone mais il m'a envoyé un message comme quoi si je disais quoi que ce soit sur ses attirances il me spammerait avec des images et des let's play de Fallout 75, a.k.a. le pire jeu qui existe.
Sarah : Bah attends je regarde... Oh, lui il m'a dit qu'il m'enverrait des images de... Oh non... De chats. 
Hugo : Je suis désolé... Enfin il sait quoi dire pour nous forcer à faire quelque chose...
Julian : Il nous connaît plus qu'on le croit, c'est un bon signe pour des amis ! Bon, on y met, la table ?
Hugo : T'es un invité, tu n'as pas à travailler ! Ya que Sarah qui a demandé, et je préfèrerais qu'elle n'y fasse pas, quoique je sais que refuser est souvent futile. 
Sarah : C'est pour ça que tu m'aimes, non ?
Hugo : Ouais, quoique parfois ça en devient énervant...
Sarah : Ah bah bravo !
Julian : Je compatis... Floriane était très, très, très têtue, et j'ai eu du mal à le vivre, honnêtement. 
Hugo : Ne dis pas ça, sinon j'aurai peur pour notre relation !

Sarah fait un câlin à Hugo. 

Julian : Enfin il y a des personnes qui n'ont pas de problèmes avec ça, mais moi, je ne pouvais pas.
Hugo : C'est ça, enfonce-toi. Pour punition, tu aides à faire la table. 
Julian : Eh bah tu vois que je mets la table !
Hugo : Roh... Allez chérie. On y va !

Une ellipse. La porte sonne. Hugo l'ouvre et se trouvent derrière Damien et Fanny. 

Hugo : Ah, salut Fanny ! Salut Damien !
Damien/Fanny : Salut Hugo !
Hugo : Je vous en prie, entrez ! Il y a déjà Sarah et Julian. 

Ils vont dans le salon, où se trouvent déjà Sarah et Julian en pleine discussion. À leur arrivée, Julian se lève, suivi de Sarah. 

Julian, puis Sarah : Salut Fanny ! Salut Damien !
Julian : Ça va ?
Damien : Ouais, on a eu des problèmes avec les transports en commun, le Tram a prit du retard à un arrêt comme il y en avait un devant qui était tombé en panne donc il a dû faire des manœuvres et prendre les passagers de l'autre. 
Fanny : On a dû bien se serrer, et donc je me suis mis dans les bras de Damien.
Julian : Oh, trop mignon !
Sarah : Vous avez reçu des messages de Léo ?
Fanny : Ouais, on les a eu les uns à la suite des autres, après que j'aie reçu le mien, il s'est passé une ou deux minutes avant que le téléphone de Damien sonne. 
Damien : Il voulait vraiment pas, ça veut dire !
Hugo : Il n'empêche que j'ai préparé la table exprès pour les deux. 
Fanny : La table ? T'as préparé un vrai dîner ?
Hugo : Ouais, quoique l'aide de Sarah m'a été plus utile que je ne l'admettrais...
Damien : Bah je vois que la femme au foyer s'installe déjà...
Hugo : Mais justement, j'ai pas envie de perpétuer ces stéréotypes ! C'est pour ça que ça m'énerve d'avoir autant eu besoin de l'aide de Sarah !
Sarah : Oh, t'es mignon ! Mais tu as encore beaucoup à apprendre, car j'ai pas envie de manger des pâtes pour le reste de ma vie !
Hugo : Mais !

Sarah s'approche de Hugo, qui en profite pour lui faire une câlin. 

Fanny : Alors, vous avez préparé quoi ?
Sarah : Des pommes noisettes avec un beau steak !
Hugo : Et une petite mousse au chocolat !
Damien : Oh, ça m'a l'air bon !
Fanny : Et puis après, vous avez prévu quelque chose ?
Julian : Bah j'ai amené de la bière, comme Hugo m'a demandé. 
Hugo : C'est pour le tournoi de Mario Kart, je me suis dit qu'il fallait le rendre un peu... spécial. 
Fanny : J'aime bien ta définition de spécial !
Hugo : Tiens, la porte sonne. J'y vais. 

Hugo sort du salon. 

Julian : Hey, je ne sais pas si vous avez vu, mais mon Insta a atteint les 1000 followers !
Damien : Oh, félicitations !
Fanny : Tu vas faire un truc spécial ?
Julian : Bah oui, mais je ne sais pas encore exactement quoi, car j'ai pas envie de juste dire "Ouais j'ai atteint 1000 donc je vous présente encore un produit !", non j'ai envie de quelque chose de spécial. 
Sarah : Bah si tu veux je connais un parc par chez moi qui est basé sur un Jardin Japonais, je suis sûre qu'on pourrait y trouver un super angle pour faire une photo. 
Julian : Oh oui, le Jardin Japonais ! J'en ai entendu plusieurs fois, notamment en cours de Japonais, et j'ai jamais pensé à y aller ! Superbe idée ! Merci beaucoup !
Fanny : On pourrait tous y aller demain aprèm comme ça on aura le temps de reprendre d'aujourd'hui, et tu auras le temps de te mettre sur ton 31 !

Hugo et Léo arrivent dans le salon 

Julian : Mais oui ! Oh vous êtes géniaux !
Léo : Salut tout le monde !
Collectif : Salut !/Salut Léo !/Ohayo ! (Julian)
Léo : Bon, vous avez bien tous reçu mon message ? Ne faites aucune allusion à mes attirances. Sinon vous attend le plus grand enfer jamais connu comme j'envoie à chacun de vous ce qu'il déteste le plus. Ok ?

Le collectif acquiesce. 

Léo : Bon, alors comment ça va ?
Fanny : Bah bien jusqu'à que tu mettes un froid...
Léo : C'est gentil, ça... On fera du Mario Kart ?
Hugo : Ouais, et j'ai demandé à Julian de ramener de la bière. 
Léo : Oh, tu veux qu'on soit bourrés ?
Hugo : Pas exactement, mais bon, ce sera plus sympa !
Fanny : Je me souviens d'une certaine fois où, totalement bourré, tu t'étais couché avec Léo...
Léo : Ouais, j'étais content même si je savais que c'était pas conscient !
Hugo : Oh, j'ai fait ça ? Moi je m'en souviens pas !
Julian : Petit conseil, Sarah, Hugo a une mémoire sélective. 
Sarah : Je prends note, ce sera pratique !
Hugo : Mais vous allez arrêter ?
Damien : C'est juste qu'on sait que tu ne tiens pas bien l'alcool, on a donc plein d'histoires amusantes de toi quand t'es bourré. 
Sarah : J'aimerais bien en entendre quelques-unes, perso. 
Julian : Si tu veux, je vais t'en raconter une bonne !
Léo : Oh ! Tu vas parler de la fois avec le colorant ?
Fanny : Elle était géniale, même s'il faisait froid quand je suis parti en chercher du vrai...
Sarah : Il s'était teint les cheveux ?
Julian : Ouais, en rouge dans une soirée avec trop d'alcool !
Sarah : Raconte ! (la porte sonne)
Hugo : Non mais arrêtez de me lyncher ! Et il doit y avoir en plus Owen qui est à la porte, je vais le chercher. 

On suit Hugo qui va ouvrir la porte à Owen. 

Hugo : Bonjour ! C'est bien Owen ?
Owen : En effet, étudiant en Langues Étran...
Hugo : Pas la peine de faire une présentation académique. Je m'appelle Hugo, enchanté de faire ta connaissance !
Owen : Moi de même !
Hugo : Bon, suis-moi, on va aller vers la salle où sont les autres. 
Owen : Très bien !

Les deux s'y dirigent. Ils parlent pendant qu'ils marchent.

Hugo : Bon, est-ce que tu sais jouer à Mario Kart ?
Owen : Oui, alors là depuis tout petit !
Hugo : Ah, parfait, j'ai prévu un tournoi pour ce soir, je me suis dit que tu pouvais sûrement y jouer. 

Ils entrent dans la salle où sont tous les autres. 

Owen : Merci beaucoup d'avoir pensé à moi !
Fanny : Et alors, tu sais ce qu'il a fait ? Il a prit le Ketchup et se l'est mit sur la tête !
Sarah : Nooon, pas possible !
Fanny : Si !
Julian : On a eu un de ces fou rires, tu ne peux pas croire !
Hugo : Oh, vous pouvez arrêter les histoires humiliantes ? Je tiens à ma relation !
Fanny : Ouais, eh bah je la finis ! Donc après, je suis allée acheter du vrai colorant rouge, et on a teint ses cheveux. Le lendemain, il a crié quand il s'est vu dans le miroir !
Sarah : Alors, là, je le reconnais bien !

Léo se lève, et serre la main à Owen. 

Léo : Content que t'ais pû venir ! Je suis désolé que tu sois venu à ce moment précis, mais on devait la raconter, celle-la !
Owen : C'est pas grave, crois-moi. 
Hugo : Mais après tu vas avoir une mauvaise idée de moi !

Après s'être levée avec son petit ami, Fanny fait la bise à Owen. 

Fanny : Bonjour ! Je m'appelle Fanny, et voici mon petit ami Damien !
Damien : Tu sais, je peux me présenter tout seul ! Je suis Damien, enchanté. 
Fanny : Bah c'est plus simple de tout dire d'un coup, non ? Et enchantée, d'ailleurs. 
Owen : Enchanté de vous rencontrer !

Sarah suit la queue, après que Fanny et Damien se soient écartés. 

Sarah : Bonjour, je suis Sarah, et Hugo et moi sommes ensemble depuis pas longtemps. Enchantée !
Owen : Enchanté de mêle !

Julian finit la marche comme Sarah se metaux côtés de son petit ami. 

Julian : Salut ! Merci d'être venu, je sais, l'invitation était un peu à l'improviste...
Owen : C'est pas grave ! Tiens, d'ailleurs, j'ai trouvé ton Instagram, j'ai bien aimé les images, et donc je t'ai suivi !
Julian : Oh, merci beaucoup ! J'ai justement, grâce en partie à toi, atteint les 1000 followers !
Owen : Oh, génial ! Félicitations ! J'ai justement envoyé ton Insta à ma petite sœur, et elle a adoré tout de suite, elle a même dit qu'elle te partagerait avec ses amies !
Julian, rougissant un peu : Oh, elle n'est pas obligée...
Hugo : Bon, je vous propose à tous de passer à table. Vous en dites quoi ?
Léo : Attends... Tu as préparé un dîner ?
Hugo : Ouais, je me suis dit que ça serait bien, pour accueillir Owen !
Léo, rougissant un peu : Oh, je vois. Bon, j'espère que... ce sera bon !

Hugo laisse passer un éclat de rire. 

Owen : Que se passe-t-il ?
Julian : Oh, rien, private joke. 
Owen : Je vois...

Les 7 s'installent donc à table. Léo et Owen se retrouveront à côté, ou en face, selon les possibilités techniques.

Hugo : Bon, vous voulez quoi comme boisson ? Il y a du Rosé, du Coca, de l'Oasis, de la Bière, du Jus de Pomme et du Jus d'Ananas. 

Fanny, Julian et Owen prendront du Coca, Hugo et Damien, de la Bière, Léo, du Rosé, et Sarah du Jus de Pomme. 

Hugo : Bon allez, à Owen !
Collectif/Owen : À Owen !/À moi !
Hugo : Alors Owen, on va te poser les questions qu'on pose toujours, tu viens d'où, t'habites où et qu'est-ce que tu aimes faire ?
Owen : Je viens du Pays de Galles, où je suis resté jusqu'à mes 9 ans où je suis venu en France. J'étais en Normandie avant que, au collège, je déménage dans les banlieues bien lointaines, à l'Est, à la limite avec la campagne. Je loge actuellement dans un appart en collocation, mais je reviens chez moi tous les weekends. Sauf celui-ci évidemment. Et puis sinon, j'adore le Jeu de Rôles, et je suis un fan d'Histoire, des cultures Arabes, et aussi j'aime bien un peu l'écriture. Et avant que vous le demandez, non, je ne suis pas un gamer, mais certains membres de ma famille, notamment mon grand frère et beaucoup de mes cousins, le sont, donc je connais bien le monde des jeux vidéos. 
Damien : Oh, tu aimes bien le JdR ? J'ai des amis qui aiment bien faire ça aussi. Tu joues sur un plateau ?
Owen : Ouais, c'est comme ça que j'ai toujours joué, en fait. 
Damien : Bah tu devrais essayer Discord, un logiciel de tchat, il y a beaucoup de personnes qui y font du RP, et c'est pratique lorsqu'on est loin !
Owen : Oh, merci du conseil !
Léo : Tiens d'ailleurs Hugo, comme on parle de Discord, t'as entendu la musique que je t'y ai envoyé ?
Hugo : Ouais, mais je t'ai déjà dit plusieurs fois que le classique c'était pas trop mon truc, donc je ne sais pas pourquoi...
Léo : Non mais réfléchis. Pourquoi je te l'ai envoyé ?
Hugo : Euh... Ah oui ! Le projet ! Bon, bah je réécouterai plus attentivement, alors. 
Sarah : Je ne savais pas que t'aimais le classique, Léo !
Léo : Oh, je n'en parle pas trop parce qu'il n'y a pas grand monde qui apprécie réellement, mais...
Sarah : N'hésite pas à m'envoyer quelques morceaux !
Léo : J'y veillerai ! Et toi, Owen, t'aimes quoi comme musique ?
Owen : Bah, vous vous souvenez quand j'avais dit que je n'étais pas un gamer ? En fait, j'écoute énormément de musiques de jeux vidéos, sans même jamais les jouer...
Hugo : Comme moi ! Sauf que j'y joue à beaucoup, mais il y a certaines OST qui sont magnifiques pour des jeux que j'aime pas, comme l'OST de Sonic Unleashed ou de Civilization VI. 
Owen : Oh merci, je prends note ! Sinon j'aime aussi beaucoup l'electro, mais attention pas la dubstep. J'ai aussi une certaine affection pour la musique médiévale, la musique arabe, et la musique celtique. 
Fanny : On est d'accord que c'est pas possible de détester la musique irlandaise ?

Le collectif acquiesce. 

Hugo : Bon, je vais aller chercher le plat principal. 

Une ellipse. Les sept sont dans le salon, devant la télé. 

Owen : Yes ! J'ai gagné !
Hugo : Tss... c'était sur la ligne ! Si j'avais pas touché le bord de la flaque de boue, je t'aurais sûrement battu !
Owen : P'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non !
Léo : Ah, enfin ! Enfin la ligne d'arrivée ! Désolé Damien, mais je crois que t'es pas fait pour ça !
Damien : Moi, je suis jaloux du prétendu pas gamer qui a détruit le plus fort d'entre nous...
Fanny : Être doué, c'est quelque chose que tout le monde n'a pas, tu sais !
Damien : Parfois je me demande si n'es pas ma tortureuse professionnelle plutôt que ma petite amie...
Julian : Tu sais, Tortureuse, ça n'existe pas. 
Damien : Oui mais... vous comprenez ce que j'ai dis !
Fanny : On dira que j'ai rien compris. 
Damien : Justement c'était à toi que je... Non mais je veux dire que...
Fanny : C'est pas grave. 

Elle l'embrasse. 

Julian : Bon, c'est à qui de jouer, maintenant ?
Hugo : Je crois que c'est toi, Fanny, Owen et moi. 
Léo : Les gagnants des deux poules. Bon, au moins, on ne sera pas que deux pour la petite finale !
Sarah : Avant que je vienne, vous faisiez comment les tournois Mario Kart ? Car on ne peut pas faire de petite finale tout seul !
Julian : Bah en fait, on n'en faisait pas réellement. Ce qu'on faisait, c'était que on faisait une partie à 4, et le gagnant ne participait pas à celle d'après, mais c'était lui qui définissait les règles. 
Damien : Je crois que les seules fois où j'ai défini les règles, c'était quand quelqu'un avait défini que le dernier les choisissaient...
Hugo : Allez tout le monde, un coup de bière, et on y va ! Et si quelqu'un refuse, il est disqualifié !

Fin de la scène. 
Le soir même, dans une chambre se trouvent Owen, Léo et Julian. 

Léo : Bon, c'est ici qu'on va dormir, ya pas assez de place...

Il titube vers le lit. 

Léo : Je sais pas vous, mais... 'hic' je vais dormir...
Julian/Owen : Oyasumi.../Good night...

Rapidement, Léo s'endord. Owen se lève et va vers lui après un moment. 

Owen : Tu... crois pas qu'il est mignon comme il dort ?
Julian, après un petit instant : Comment ça, qu'est-ce... que tu veux dire ?
Owen : Bah... 'hic' son visage est tout relaxé, et... tout mign-'hic'-on. Son corps, fin... n'importe qui ne voudrait... pas l-'hic' faire un gros câlin ?
Julian : Je sais pas... peut-être... Moi en tout cas, j'en fais plein à mes peluches...
Owen : Mais ou-'hic' ! C'est une grosse peluche... 
Julian : Oh, fais un peu attention... il... est fragile. Il a connu quelqu'un qui... le détestait pour être lui-même, et... il ne s'en remettra... peut-être pas...
Owen : Heum... 'hic' !
Julian : Il n'y a que... deux matelas, dors dans celui avec Léo... et moi je vais prendre celui... tout seul. 
Owen : Good night !
Julian : Oyasumi...

Julian s'endord sur un matelas par terre, tandis que Owen s'installe avec Léo. Il ne lui fait pas de câlin, ni même se tourne vers lui. 

Elipse, le lendemain matin. Léo se réveille. 

Léo : Oooh... Qu'est-ce qui s'est passé hier... ... J'ai sûrement trop bu...

Il regarde les environs, en disant :

Léo : Oh, je suis dans la chambre d'amis et... ...

Il se tait, fixant Owen du regard. 

Léo : What the... Pour... Pourquoi est-il dans mon lit ? Il n'est pas comme moi, non ? Il était sûrement bourré comme moi... Je me demande bien ce qu'il a dit, hier je suis tombé comme une planche... Il va falloir que je demande à Julian - s'il était encore réveillé. Quoique Julian tient bien l'alcool, il doit bien se souvenir de ce qu'il s'est passé... J'espère, sinon... 

Après une pause, il pose sa main sur Owen. 

Léo, avec un sourire bienveillant : Ce serait bien si c'était possible... Littéralement 9 chances sur 10 que ce ne soit pas possible...

Il se lève, et va dans la cuisine, où il se sert le petit-déjeuner. Peu de temps après, Hugo le rejoint et fait de même. 

Hugo : Salut, bien dormi ?
Léo : Aussi bien qu'un ivre mort le peut.
Hugo : Bah finalement, je tiens mieux l'alcool que tu le disais !
Léo : Dois-je réellement te raconter ce qu'il s'est passé hier...
Hugo : Ok, je m'en passerai... 
Léo : Enfin je dois dire que j'ai pas été brillant hier, car, je ne sais pas comment, mais je me suis retrouvé avec Owen dans mon lit. 
Hugo : Oh ! C'est génial !
Léo, rougissant : Hey, stoppe ! Déjà, c'est pas parce que tu as dormi avec moi dans un lit un jour où on était bourrés que tu es amoureux, et c'est la même chose pour lui !
Hugo : Enfin, je veux pas dire, mais je pense qu'avec un corps comme ça, j'en ferais tomber, des filles, j'en suis sûr !
Léo : Mais...
Hugo : Et je suis sûr que ça marche pareil pour toi, je suis sûr que si avais ce corps je pourrais te séduire - non que ça m'intéresse. 
Léo : Hé...
Hugo : Allez, avoue-le, t'as un faible pour lui !
Léo, rougissant : Mais...
Hugo : Allez, avoue !
Léo, rougissant encore plus : Bon, ok, oui, il est mignon. 
Hugo : Eh bah voilà, je le disais !
Léo, reprennant un peu le contrôle de ses joues : Mais tu ne le dis pas ! À personne ! Et on ne sait même pas si il...
Hugo : À 100% je prends une photo de lui et te l'envoie par Discord. 
Léo : Non mais ! Je ne te permets pas !
Hugo : Bon bah alors par Mail ! Ou par SMS ! 
Léo : T'es incorrigible !
Hugo : Et sinon oui, c'est évident que j'en parle pas. 
Léo, arrêtant de rougir : Merci, t'es vraiment génial.
Hugo : Alors un instant, je suis incorrigible, et celui d'après, je suis génial !
Léo : C'est parce que t'es les deux !
Hugo : Héhé merci ! Bon, tu réveille ton prince charmant ?
Léo : Non, je réveille Julian. Toi, tu réveilles la personne que tu trouves si belle !
Hugo : Je la sentais venir, celle-ci !

Les deux se lèvent pour aller vers les chambres. 
Fin de la scène. 
Dans les transports en commun, Fanny et Damien. 

Fanny : C'est bon, Julian est bien arrivé chez lui avec Hugo et Sarah, ils devraient bientôt aller dans cette île Japonaise. 
Damien : Avec Léo qui raccompagne Owen à son appart, il ne reste plus que nous à rentrer. 
Fanny : Ouais, on va pouvoir passer du... quality time, comme dirait Julian, ensemble, hein ?
Damien : Mouais, je ne sais pas...
Fanny : Qu'est-ce qu'il se passe ?
Damien : Je sais pas... rien... peut-être les restes d'hier...
Fanny : Tu sais, tu as le droit de me dire la vérité, tu sais !
Damien : Ouais mais je ne sais pas si je dois, ni comment, le dire... C'est... compliqué. 
Fanny : C'est à propos des cours ?
Damien : Non...
Fanny : À propos d'Owen ?
Damien : Non. 
Fanny : À propos de ta famille ?
Damien : Non !
Fanny : ... ... du nouveau Fallout ?
Damien : Héhé... non. 
Fanny : Alors c'est quoi ?
Damien : Je sais pas si tu veux... non si tu peux...
Fanny : Attends, tu m'as vu ? J'ai la tête d'une nunuche ?
Damien : Oh ça non ! Mais... c'est juste que je ne veux pas te blesser...
Fanny : On va marcher. Ça va t'aérer l'esprit. 
Damien : J'ai pas trop envie de marcher...
Fanny : Dans ce cas, on va se poser sur un banc. 
Damien : Mais il fait froid aujourd'hui...
Fanny : Allez t'exagère. C'est que Octobre, et t'es pas frileux. 
Damien : D'accord... Mais on marche au bord du fleuve. 
Fanny : Très bien, de toute façon, c'est pas loin. 

Ils sortent et vont vers les bords de fleuve. Quand ils y sont, ils marchent, et commencent à discuter. 

Fanny : Donc, qu'est-ce qu'il se passe, chéri ?
Damien : Bah... s'il te plaît, ne le prends pas mal, mais... j'ai un peu du mal avec à quel point tu appelles telle ou telle fille mignonne ou sexy. Avant sue tu dise quoi que ce soit, je suis sûr que ça m'aurait embêté si c'était tous les garçons que tu croises, mais... En fait, j'ai l'impression que je ne suis plus important, que... je suis remplaçable. 
Fanny : Ah, je vois. T'as du mal à m'entendre parler de mes désirs... luxurieux, on dira. 
Damien : C'est ça. 
Fanny : Je... je ne jette pas la faute sur toi, mais... je dois avouer que je te surprends souvent à regarder des filles canon. Ça me dérange pas parce qu'ensuite j'apprécie le spectacle, mais je vois un peu le sentiment. 
Damien : En fait, ce que je trouve, c'est que tu en parles trop ouvertement devant moi. Je ne pense pas que perso je parle de fille sexy devant toi, et... je pense que dans un certain sens je suis un peu jaloux de ne pas avoir la même attention. 
Fanny : Tu me connais bien, moi et ma bisexualité. Tu sais bien que j'en ai une forme auxquelles les relations traditionnelles ne sont pas adaptées. Quand je te vois, je vois un homme, certes beau, mais qu'un homme. Tandis que quand je vois une femme, je vois ses formes, je vois quelqu'un de mignon, ou de sexy, ou quelqu'un qui ne mérite pas mon attention. Et je ne fais pas exprès ! Mais quand je te vois, quelque chose de plus se passe par rapport aux autres hommes. Je vois, en plus de tout ce que tu vois chez un homme, celui que j'aime. Je vois la seule personne à côté, et avec laquelle, je peux véritablement être moi, Fanny. Pas une Fanny sur laquelle on a peint des traits féminins, ou bien sur laquelle on a peint des intérêts futiles, non, Fanny. Rien de plus, rien de moins. Quand je te fais un câlin, je ne suis pas vraiment en train de faire un câlin, je suis en train de m'unir à toi, je suis en train de devenir complète. Tu es la seule personne à qui je peux tout partager, qui me comprends en un niveau profond. Tu vois, les femmes, oui, elles sont sexy, et des fois j'en vois une dans la rue que j'ai envie de me faire le soir, mais c'est pas de l'amour, que de l'attirance. Je ne pourrai jamais réellement comprendre une femme à un niveau aussi profond que je te comprends, et je me sens en sécurité, comme je te protège des dangers du monde. Ce que j'aime, c'est que tu sais qu'on est égaux, il y en a pas un qui arbitrairement supérieur à l'autre, et ça me donne le pouvoir d'aller de l'avant. Si tu venais à partir, quelque soit la raison, ce serait comme si une part de moi s'arrachait. Tu es irremplaçable, et peu importe le nombre de femmes sur lesquelles mes yeux pleins de pensées cochonnes se posent, tu resteras toujours le seul que j'aime. 

Les deux arrêtent de marcher, mouvement initié par Fanny. 

Fanny : Tu sais, la seule chose que je peux dire, c'est je t'aime. 
Damien : Moi aussi, tu ne peux imaginer à quel point je t'aime. 
Fanny : Si, je peux imaginer, en prenant mon niveau d'amour, ça doit au moins égaler le tien, si ce n'est le dépasser !
Damien : Eh bah le mien c'est encore plus !
Fanny : C'est pas possible que tu m'aimes plus que je t'aime. C'est moi qui le dis. 
Damien : Câlin, s'il te plaît.
Fanny : Avec plaisir !

Les deux se font un câlin. 

Damien : Tu vois, c'est moi qui t'aime le plus, car j'ai proposé le câlin, et pas toi !
Fanny : Oh... et que dis-tu de ça ?

Fanny embrasse Damien. Il est d'abord surpris, puis il s'abandonne au bisou. Celui-ci dure un moment avant que les deux se séparent, pour en refaire un, de bisou, quoique moins long. Ils en refont un avant que Damien repose sa tête sur Fanny. 

Damien : Ne pars pas... s'il te plaît... aucune fille ne pourra te câliner aussi prêt...
Fanny : Non, je ne pars pas... je suis très très très, très, très bien ici...

Une petite pause. 

Fanny : Je t'aime, Damien. 
Damien : Moi aussi, Fanny. 
Fanny : Alors, tu me pardonnes ?
Damien : Que si tu me promets de toujours m'aimer, même les jours où je suis de mauvaise humeur, même les jours où on se dispute. 
Fanny : Évidemment, même les jours où je suis de mauvaise humeur. 
Damien : J'ai pas dis ça, tu sais...
Fanny : Pas grave, ça marche aussi !
Damien : T'as raison. Je t'aimerai toujours, même les jours où tu es de mauvaise humeur et où on se dispute.

Après une pause :

Damien : Je t'aime, Fanny. 
Fanny : Moi aussi, Damien. 

Fin de la scène. 

Mise à jour : 13 mars 2020 13:19 Auteur : Stefbad


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